En bref
- Tamina Beausoleil déploie un dessin contemporain où le corps humain, l’animal et l’organique se mêlent sans chercher à rassurer.
- Son travail s’appuie notamment sur les planches anatomiques de chevaux de Carlo Ruini, médecin et juriste italien du XVIe siècle, pour inventer des chimères affranchies des hiérarchies du vivant.
- Ses découpages, volumes et installations font du trait une matière physique : le dessin ne reste jamais bien sage sur sa feuille.
- Son univers fascinant replace le désir, les entrailles, la monstruosité et la tendresse au centre d’une même scène.
| Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir : |
|---|
| Vous découvrez une artiste qui traite le corps comme un territoire vivant, instable et politique. |
| Vous comprenez pourquoi ses figures hybrides échappent aux représentations convenues du féminin. |
| Vous repérez une créativité qui relie l’anatomie ancienne, le conte et le dessin contemporain. |
| Vous situez une pratique exposée en France, entre œuvres sur papier, petits volumes et installations. |
Tamina Beausoleil, une artiste qui refuse de rendre le vivant présentable
Chez Tamina Beausoleil, le corps ne pose pas. Il déborde, se découpe, s’ouvre, se prolonge en bête, en végétal ou en fragment anatomique. Cette artiste contemporaine vivant et travaillant à Paris construit une œuvre qui prend le contre-pied d’une vieille habitude visuelle : regarder le corps féminin comme une surface lisse, disponible, décorative. Ici, rien n’est décoratif. Une jambe peut devenir une tige, un ventre contenir une faune trouble, une chevelure se transformer en membrane ou en nid.
Le dessin est son point de départ, mais il serait réducteur de le décrire comme une simple technique. Le trait devient une manière d’enquêter sur ce qui échappe aux catégories commodes : humain ou animal, désir ou dégoût, douceur ou violence, dedans ou dehors. Les œuvres ne demandent pas d’être aimées immédiatement. Elles demandent d’être regardées assez longtemps pour que le malaise cesse d’être une fin en soi et devienne une question. Pourquoi une chair représentée sans fard nous met-elle davantage en difficulté qu’un corps transformé en produit culturel parfaitement lisse ?
Cette position fait la force de son travail. La représentation du corps féminin a longtemps oscillé entre l’idéalisation et la punition : muse silencieuse d’un côté, corps supposément monstrueux de l’autre. Tamina Beausoleil ne choisit ni l’un ni l’autre. Elle fait exister des figures dont la puissance vient précisément de leur caractère composite. Elles ne sont pas pures, pas sages, pas soumises à une lecture unique. Elles ont quelque chose de la chimère, cet être fait de morceaux incompatibles que les récits anciens tentaient de maintenir à distance.
Or la chimère n’est jamais seulement une créature imaginaire. C’est aussi une façon de faire exploser les frontières. Dans l’histoire de l’art, les femmes ont été abondamment peintes, dessinées, sculptées ; elles ont beaucoup moins souvent été autorisées à produire leurs propres images du désir, de la violence ou de l’intériorité. Les travaux recensés dans cette sélection consacrée aux artistes femmes contemporaines rappellent d’ailleurs combien les créatrices continuent de déplacer les règles de visibilité, souvent sans bénéficier de la même canonisation que leurs homologues masculins.
Dans l’œuvre de Beausoleil, la monstruosité n’est pas une insulte. Elle devient un vocabulaire. Elle dit les pulsions, les fragilités, la vie biologique dans ce qu’elle a de moins photogénique — donc de plus réel. Les abats, les intestins, les animaux et les chairs entrelacées ne sont pas convoqués pour provoquer à bon compte. Ils servent à défaire la fiction selon laquelle un individu cohérent devrait toujours présenter un visage acceptable, maîtrisé, propre sur lui. Une fiction dont les femmes paient, socialement, le prix fort.
Le corps devient ainsi un corpus : un ensemble de signes, de souvenirs, de désirs et de blessures. Cette excellente artiste ne cherche pas une illustration de la féminité ; elle fabrique des formes qui empêchent de la réduire à une définition. C’est là que son talent se distingue : non dans l’effet de scandale, vite consommé, mais dans cette capacité à maintenir le regardeur devant ce qu’il aurait préféré classer.
Le trait de Tamina Beausoleil ne corrige pas le vivant : il lui rend sa part irréductible.

L’inspiration anatomique de Tamina : quand le cheval, la femme et l’animal brouillent les frontières
L’une des sources les plus éclairantes pour comprendre l’univers de Tamina Beausoleil se trouve dans les planches anatomiques de Carlo Ruini. Ce médecin et juriste italien, auteur à la fin du XVIe siècle d’un traité consacré à l’anatomie du cheval, a légué des images d’une précision presque troublante : muscles, nerfs et articulations y sont exposés avec une rigueur savante. Beausoleil ne les copie pas. Elle les traverse, les déplace, les fait muter.
Le choix du cheval n’a rien d’anodin. Animal de puissance, de transport, de guerre, de prestige social aussi, il charrie une histoire considérable. Son anatomie permet à l’artiste d’éviter la séparation très confortable entre nature et culture. Une patte, une cage thoracique ou une mâchoire animale peuvent dialoguer avec un sein, une main, une silhouette humaine. Le résultat ne produit pas une créature mythologique au sens décoratif du terme ; il ouvre plutôt un espace où l’on ne sait plus très bien quelle frontière tenait debout, ni pour qui elle était utile.
Cette opération rejoint une critique plus large de la hiérarchisation du vivant. L’humain occidental s’est longtemps installé au sommet d’une pyramide imaginaire, puis a organisé, à l’intérieur même de l’humanité, d’autres classements : les hommes au-dessus des femmes, la raison au-dessus du corps, la culture au-dessus de l’animalité, le civilisé au-dessus du prétendument sauvage. Ces oppositions ont justifié bien des dominations. Les déconstruire ne revient pas à nier les différences ; cela consiste à interroger le pouvoir que certaines différences acquièrent dans les récits collectifs.
La philosophe et historienne des sciences Donna Haraway a largement documenté la manière dont les figures hybrides obligent à penser autrement les relations entre espèces, techniques et imaginaires. Sans plaquer une théorie sur chaque œuvre, les créations de Tamina Beausoleil partagent cette puissance de déplacement. Elles mettent le spectateur face à une interdépendance qui n’a rien de sentimental. La chair humaine n’est pas séparée du monde ; elle en est une matière parmi d’autres, vulnérable, désirable, périssable.
Le conte débarrassé de ses vieux réflexes
Le conte occupe également une place discrète mais décisive dans cette pratique. Il ne s’agit pas du conte édulcoré qui range les filles du côté de l’attente et les hommes du côté de l’aventure. Beausoleil semble plutôt récupérer ses métamorphoses, ses animaux qui parlent, ses forêts inquiétantes et ses corps qui changent de forme. Le conte devient un outil critique parce qu’il a toujours su dire, sous des apparences fantastiques, ce que les sociétés préfèrent taire.
La femme de ses dessins n’est ni princesse à sauver ni figure sacrificielle. Elle peut être bête, drôle, obscène, inquiète, souveraine, parfois tout cela dans le même mouvement. Cette pluralité a une portée féministe concrète : elle refuse de faire du féminin une identité stable, douce et immédiatement lisible. Les recherches sur les peintres femmes artistes montrent combien l’histoire de l’art a valorisé les créatrices lorsqu’elles restaient dans des genres supposés mineurs, intimes ou gracieux. Beausoleil ne négocie pas avec cette assignation.
Son inspiration anatomique ne conduit donc pas à un froid exercice savant. Elle ouvre une dramaturgie du vivant, où chaque organe semble pouvoir raconter une histoire et chaque animal contester le règne du visage humain. Le savoir ancien se transforme alors en matière de fiction contemporaine.
Chez Tamina, l’anatomie ne dissèque pas le monde : elle révèle les récits de pouvoir enfouis dans nos manières de le regarder.
La créativité de Tamina Beausoleil : du dessin découpé à l’espace habité
On commettrait une erreur en imaginant les dessins de Tamina Beausoleil comme des images confinées au papier. Son travail passe aussi par le découpage, les petits volumes, les installations et les livres d’artistes. Ce déplacement de médium importe : il fait sortir la figure de son cadre, au propre comme au figuré. Une forme découpée projette une ombre ; elle devient présence, obstacle, peau supplémentaire dans l’espace.
La découpe crée une tension particulière. Le dessin garde la fragilité du papier, mais il acquiert une architecture. Les vides comptent autant que les pleins. Entre deux membres, dans une cavité ou à l’endroit où la feuille a été retirée, le regard doit compléter. Cette participation n’a rien d’un gadget interactif : elle oblige à constater que toute image est aussi faite de ce qu’elle ne montre pas. Les corps de Beausoleil ne livrent jamais leur secret d’un seul coup. Ils imposent une circulation lente.
Dans une galerie, cette lenteur change l’expérience. Le regard ne défile plus comme sur un écran, où l’on donne une fraction de seconde à chaque image avant de passer à la suivante. Il s’arrête sur la précision d’un trait, sur une couleur posée comme une pulsation, sur une forme qui semble d’abord végétale avant de prendre un tout autre sens. L’installation remet le corps du visiteur dans l’équation : il faut se pencher, contourner, reculer. Voir devient une activité physique.
Le livre d’artiste, un espace de résistance au défilement
Les livres d’artistes prolongent ce refus de la consommation rapide. Un livre ne se livre pas en une image isolée ; il impose une séquence, une manipulation, parfois une proximité presque domestique. Le papier y redevient une matière, avec son grain, ses plis et sa capacité à garder une trace. À une époque où une part considérable de l’art circule réduite à la taille d’un téléphone, ce choix a quelque chose de net : l’œuvre n’est pas seulement un contenu.
Cette économie de moyens apparente ne doit pas être confondue avec une pratique mineure. Produire des formes découpées, des volumes ou une installation demande une connaissance précise de la résistance des matériaux, de la lumière, de l’accrochage et de l’échelle. Le geste n’est jamais anecdotique. Une découpe trop nette peut stériliser l’image ; trop fragile, elle peut la faire basculer dans l’effet. L’équilibre se joue dans une zone étroite, là où la matière garde sa vulnérabilité sans perdre sa capacité de frappe.
On peut imaginer une visiteuse, Léna, face à une silhouette dont les contours laissent apparaître des entrailles transformées en bestiaire. D’abord, elle rit nerveusement. Puis elle s’approche et remarque une couleur chaude, presque tendre, au cœur de la figure. Ce détail retourne sa première lecture : l’œuvre ne décrit pas l’horreur, elle travaille l’ambivalence. C’est précisément ce que l’écran efface souvent, parce qu’il réduit une présence à une vignette.
Les expositions répertoriées pour Tamina Beausoleil, de « Formats raisin » à l’Espace Vallès en 2014 jusqu’à « Amours VI » à Paris en 2025, signalent une trajectoire suivie dans le paysage français du dessin contemporain. Cette continuité compte davantage que les emballements passagers. Elle indique une pratique qui se développe dans le temps, au contact des lieux, des accrochages et des publics.
La créativité de Tamina prend au sérieux la matière : le papier devient un corps, et l’espace devient sa respiration.
Pourquoi le désir et l’obscénité deviennent, chez Tamina, des outils de pensée
Le mot « obscène » est souvent utilisé comme un couperet. Il permet d’écarter ce qui dérange sans avoir à préciser ce qui dérange exactement. Dans le travail de Tamina Beausoleil, l’obscénité ne se confond pas avec la provocation gratuite. Elle désigne plutôt ce qui refuse de rester hors champ : les fluides, les organes, les pulsions, le plaisir, la vulnérabilité. Tout ce que l’on préfère parfois recouvrir d’un vocabulaire propre, poli, presque administratif.
Le corps féminin est particulièrement exposé à cette police du visible. Il doit être suffisamment sexualisé pour circuler dans les images publicitaires, suffisamment discret pour ne pas imposer son désir, suffisamment jeune pour être valorisé, suffisamment silencieux pour ne pas gêner. Cette contradiction produit une surveillance permanente. Elle pèse aussi sur les artistes : quand elles abordent frontalement le sexe, la chair ou la violence, elles sont vite renvoyées à l’aveu intime, là où des hommes sont plus volontiers crédités d’audace formelle.
Tamina travaille dans cet interstice. Son projet « Tamina Sutra », nourri d’images pornographiques, ne reproduit pas mécaniquement les codes de la pornographie dominante. Il les recompose dans des entrelacements de lignes, de couleurs et de corps où une figure centrale agit comme une énigme. Le déplacement est décisif. Les images de départ, pensées pour être consommées vite et selon des scénarios largement formatés, deviennent des matériaux soumis à un autre régime de regard.
Ce geste rejoint les critiques formulées par de nombreuses chercheuses féministes sur la représentation pornographique industrielle : le problème ne réside pas dans l’existence de la sexualité montrée, mais dans les rapports de pouvoir que certaines images organisent et naturalisent. Qui regarde ? Qui est regardé ? Qui agit ? Qui disparaît derrière l’effet produit ? Le dessin ne répond pas à ces questions avec une leçon. Il les installe dans la forme même des œuvres.
Faire de la musique un contrepoint, pas une décoration
Il serait tentant d’aborder une exposition de ce type comme on consomme une performance visuelle isolée. Pourtant, la musique peut y jouer un rôle de contrepoint précieux lorsqu’elle accompagne une programmation, une lecture ou un dispositif performatif : elle ne traduit pas l’image, elle modifie le temps de réception. Une pulsation, un silence ou une texture sonore peuvent rendre visible le caractère vivant d’un trait, sans transformer l’œuvre en décor d’ambiance.
Cette proximité entre arts visuels et musique ne signifie pas que tout doit fusionner. La création la plus juste sait conserver des frottements. Une mélodie trop illustrative ferme l’interprétation ; un son trop envahissant vole l’attention. Mais lorsque la tension est tenue, la performance ouvre un espace collectif. Les spectateurs ne regardent plus seulement un objet fini : ils éprouvent ensemble une durée, avec ses résistances et ses bascules.
Cette question est loin d’être marginale dans les trajectoires artistiques contemporaines. La circulation entre image, scène et son est aussi visible dans des parcours familiaux ou culturels évoqués autour de la musique de Milo Thoretton. Ce qui compte ici n’est pas de forcer une parenté entre les pratiques, mais de rappeler qu’aucune discipline ne crée dans le vide. Les œuvres se nourrissent de gestes voisins, de voix, de rythmes et de confrontations.
Chez Tamina, le désir ne sert donc pas à fabriquer une image plus vendable du corps. Il devient une force contradictoire, parfois drôle, parfois inquiétante, toujours difficile à réduire au regard qui voudrait le posséder.
Le vrai scandale n’est pas la chair montrée ; c’est la chair qui échappe aux règles de ceux qui prétendent la définir.
Ce que l’univers fascinant de Tamina change dans notre regard sur les artistes femmes
Parler d’« artistes femmes » appelle une vigilance immédiate. La formule peut être utile pour nommer une invisibilisation historique, mais elle devient problématique lorsqu’elle enferme les créatrices dans une catégorie à part, comme si leur genre constituait un style ou un thème. Tamina Beausoleil ne représente pas « la femme » au singulier. Elle construit des images où le féminin est traversé par l’animalité, le désir, les savoirs anciens, l’humour noir et les formes matérielles du dessin.
Cette distinction a des effets très concrets sur la manière dont les œuvres sont reçues. On demande encore volontiers à une artiste de commenter son intimité, son rapport au corps ou son parcours personnel, alors que l’on interroge un homme sur son geste, sa place dans l’histoire de l’art et ses références. La différence paraît mineure ; elle ne l’est pas. Elle organise la valeur. Une œuvre attribuée à l’expérience personnelle peut être ramenée au témoignage ; une œuvre attribuée à l’ambition esthétique entre plus facilement dans le récit officiel.
Le travail de Beausoleil déjoue ce piège parce qu’il articule l’intime à une vaste bibliothèque d’images. Carlo Ruini, le conte, la zoologie imaginaire, l’anatomie, les images pornographiques : aucun de ces matériaux n’est privé. L’artiste les manipule pour produire une pensée plastique. Sa pratique rappelle que le personnel est politique, non parce qu’il faudrait tout confesser, mais parce que nos corps sont façonnés par des normes, des récits et des institutions.
| Élément de la pratique | Ce qu’il permet de déplacer |
|---|---|
| Dessins découpés | La frontière entre image plane et présence physique. |
| Chimères humaines et animales | La hiérarchie entre espèces, genres et corps jugés légitimes. |
| Références anatomiques | La séparation artificielle entre savoir scientifique et imagination. |
| Livres d’artistes et installations | La consommation rapide de l’œuvre comme simple image à faire défiler. |
| Motifs érotiques et organiques | La morale qui exige des corps féminins qu’ils soient beaux mais jamais trop présents. |
Cette attention à la matérialité permet aussi de sortir d’une vision individualiste du talent. Le talent existe, évidemment : dans la précision du trait, le choix des couleurs, l’intelligence des références, la cohérence d’une œuvre. Mais il ne tombe pas du ciel. Il s’élabore dans la durée, dans le travail d’atelier, les refus, les accrochages imparfaits, les conversations avec d’autres artistes, les lieux qui prêtent leurs murs et ceux qui les ferment.
Le marché de l’art continue de refléter des rapports de pouvoir inégalitaires, même si les institutions commencent lentement à corriger certains déséquilibres. Regarder le parcours d’une créatrice avec sérieux implique donc de ne pas la transformer en symbole commode. Beausoleil n’a pas besoin d’être sanctifiée pour être reconnue. Son œuvre mérite mieux : une attention précise à ce qu’elle fabrique et à ce qu’elle dérange.
Son univers fascine parce qu’il ne cherche pas la séduction immédiate. Il montre que la beauté peut surgir d’une jointure, d’un pli, d’un organe ou d’une bête minuscule. Il rappelle surtout que la création devient puissante lorsqu’elle rend les catégories insuffisantes.
Tamina Beausoleil impose un regard qui ne domestique ni les corps ni les images — et c’est exactement ce qui le rend nécessaire.
Qui est Tamina Beausoleil ?
Tamina Beausoleil est une artiste contemporaine basée à Paris. Ses dessins, découpages, volumes, installations et livres d’artistes explorent le vivant, l’anatomie, le désir et les figures hybrides entre humain et animal.
Quelles sont les inspirations de Tamina Beausoleil ?
Son travail dialogue notamment avec les planches anatomiques de chevaux de Carlo Ruini, médecin et juriste italien du XVIe siècle. Elle mobilise également le conte, l’imaginaire animal et des images érotiques reconfigurées par le dessin.
Qu’est-ce que Tamina Sutra ?
Tamina Sutra est un ensemble de dessins contemporains construit à partir d’images pornographiques. L’artiste y transforme les corps et les poses en entrelacements de traits et de couleurs, organisés autour de figures volontairement énigmatiques.
Où les œuvres de Tamina Beausoleil ont-elles été exposées ?
Son parcours d’exposition est documenté en France, notamment à l’Espace Vallès de Saint-Martin-d’Hères en 2014 et à l’exposition Amours VI, présentée à Paris en 2025.